« Non content de rendre accessibles des trésors de la musique africaine, le label Hot Casa Records produit également des artistes contemporains héritiers de ce groove si particulier des années 1970, entre la modernité de la funk et les traditions ancestrales. Vaudou Game, de retour avec Kidayù après le succès retentissant de leur premier album Apiafo, est l’incarnation parfaite de cet état d’esprit défendu par Hot Casa. Fidèle à leur recette : une bonne dose de groove afro, des paroles engagés et scandés à la manière d’un Fela Kuti, le tout saupoudré d’une bonne humeur explosive.

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L’authenticité de Vaudou Game est d’autant plus renforcée par l’utilisation d’instruments et de matériel de studio entièrement analogiques. Les tenues vintages et la présence de masques viennent parfaire l’identité si forte du groupe, un pied dans la modernité et les festivals du monde entier, l’autre dans la spiritualité de la culture Vaudou et le respect de traditions séculaires.

Peter Solo a également appris à son groupe sa langue maternelle, le Mina, qu’ils chantent avec lui sur l’album en alternant avec des passages en français. Le vibrant passage en accapela de leur session live pour FIP lors des Transmusicales illustre parfaitement cette sinérgie qui existe entre les musiciens.

Ces deux influences apportent une richesse et une profondeur unique à ce nouvel album. Vous avez peut-être déjà entendu sur FIP La Vie C’est Bon, véritable tube de l’été 2016. Ce concentré d’énergie et de groove laisse difficilement indifférent, avec un refrain à la fois léger et ironique, qui s’imprime quasi immédiatement. La rythmique effrénée, digne de grands classiques de l’afrobeat, fera se déhancher même les plus timides (l’équipe de FIP décline toute résponsabilité en cas d’addiction).

La Dette, sixième titre de l’album, est une vraie perle funky. La section cuivre rugissante et le clavier aux effets analogiques vintage plongent directement dans la funk d’Afrique de l’Ouest des années 1970, à cheval entre les revendications politiques et l’invitation à la danse, voire à la transe.

Sur un rythme légèrement plus lent, Locataire clôt parfaitement l’album. Le chanteur Peter Solo y pose ses sages paroles sur un riff de basse / guitare simple mais particulierement efficace : « Restons humains, tous des locataires ici, rien nous appartient. Locataires de la planète, locataires de la vie. Danse, chante, souffle, souffle le vent ! » On retrouve bien ici la notion du respect de la nature et les valeurs humanistes défendues par le leader de Vaudou Game. »

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